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    Pluton, la planète naine

     
    Elles ne sont donc plus que huit, les planètes de notre système solaire. L'Union astronomique internationale s'est réunie à Pragues en Août dernier et a donc décidé que Pluton ne méritait plus le nom de planète. C'est en tant que planète naine, que Pluton rejoint les rangs de Eris et Cérès.
     
    Le statut de Pluton a été souvent décrié pour de multiples raisons. Tout d'abord sa taille est à peine supérieure à certains comètes dont elle partage également la composition de glace ainsi qu'une très grande période de révolution autour du soleil, pas même respectueuse du plan écliptique de la Voie Lactée.
     
    Malgrès ces faits scientifiques et sans doute du fait que seule cette planète ait été découverte par les américains, Pluton s'est accroché à son titre de planète durant 76 ans. C'est donc avec surprise que le monde a constaté que le comité des six sages, pourtant constitué de trois américains, a décidé de reclassifier raisonnablement cet astre.
     
    Notre système solaire n'est donc désormais composé plus que de huit planètes : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne,
    Neptune et Uranus. Et il y a très peu de chance pour que d'autres planètes, au sens désormais stricte du terme, puissent être découvertes. L'avenir est désormais aux naines, mais aussi aux planètes des systèmes solaires voisins.

    Sus aux envahisseurs de l'Irak !

     
    A l'heure ou l'exécution de Sadam Hussein semble inéluctable, c'est l'heure du bilan pour les envahisseurs.
     
    Il apparait clairement aujourd'hui que l'invasion de l'Irak a été un désastre total. Jamais l'Irak n'a subi autant de violences quotidiennes, jamais le Moyen Orient n'a été aussi instable. Ajoutons les dizaines de milliers de morts, surtout civils et irakiens, mais également américaines, anglaises ou australiennes (les "américanisés"). Oui, la guerre n'était pas la solution, et je suis heureux que le Général De Gaulle ait autant inspiré Jacques Chirac quand il a fallu que la France s'exprime sur ce sujet. Au moins n'aura-t-il pas fait que des conneries pendant ses deux mandats...
     
    La plupart des peuples occidentaux étaient contre la guerre en Irak, mis à part les américains submergés par la propagande bushiste et toujours aveuglés par leur autisme patriote. Les premiers à avoir réagi sont nos compatriotes européens d'Espagne. Les attentats en Espagne y ont certainement joué pour beaucoup, mais cela n'a été que l'étincelle qui a enflammé l'ex-gouvernement espagnol. Les italiens ont suivi quelques temps après en mettant l'escroc Berlusconi dehors. Deux gouvernements européens de droite ont été renversés.
     
    Les anglais, qui font et feront donc toujours le contraire, ont sanctionné leur gouvernement de gauche (disons de gauche anglaise). Le Vatenguerre Blair va être jeté dans les oubliettes de l'Histoire. Et son mentor américain, Bush, passe en ce moment un sale quart d'heure (américain bien sûr, très "slow"... il lui a fallu du temps au peuple américain pour recouvrer ses esprits). Le gouvernement américain est toujours en place, mais la droite américaine se retrouve tel un aigle déplumé, son fidèle épervier Rumsfeld à terre. La vieille Europe a bien ri en dernier...
     
    Reste la France et le sort du chef de l'UMP, l'atlantiste Sarkozy qui pense être proche de De Gaulle dans ces dernières déclarations, sans doute pour rassembler un peu plus d'adhérents. Un atlantiste fan de De Gaulle, il y a comme un paradoxe, non ? Après avoir soigneusement évité de donner son opinion sur la guerre en Irak, après avoir dénoncé l'arrogance française pour son opinion officielle sur la guerre préventive en Irak, Sarkozy se révèle au final à la hauteur de Bush. Nul besoin de talonettes, mais plutôt d'une belle paire de baskets pour négocier le virage d'Avril 2007.
     

    Liberté de religion contre liberté d'expression

     
    Comme si les deux étaient incompatibles, les débats et les émeutes font rages, dans un climat d'intolérance incroyable. Et pourtant, la religion est censée être la tolérance même, la quintessence de l'amour. Quelques dessins, et de nombreux morts. Quel résultat révoltant. Ce ne sont pas des caricatures qui devraient être révoltantes, mais les actes qui ont mené vers ce résultat affligeant et que certains justifient par leur droit du respect de leur religion.
     
    La religion sert essentiellement à donner de l'espoir aux peuples, la fameuse opium du peuple par Karl Max. Mais elle n'a pas cessé d'être pervertie par ses responsables, toute religion confondue. Si Dieu existait, il aurait vraiment pitié de nous et de notre facilité à tuer et faire le mal en son nom. A vrai dire, peut-être que je suis, moi l'agnostique, plus respectueux de Dieu que ses fervents adorateurs, je suis sans doute plus près de lui que ces extrémistes qui ne cessent de prôner la parole du mal et d'inciter au meurtre.
     
    Mais je n'ai pas la présomption de savoir s'il existe ou non, et je ne crois pas en ce que les hommes disent de lui. Je n'ai pas besoin d'un guide spirituel, je me fie à mes sens, à mon instinct, à ce que me dicte mon coeur, à ce que l'on ma légué pour vivre ma vie d'homme doué de libre arbitre, ma vie d'homme libre.

    Le règne de la peur

     
    Une des différences fondamentales entre la démocratie et la dictature réside dans les méthodes utilisées pour diriger son peuple. Alors que la dictature impose ses règles en instrumentant la peur, la démocratie prône l’espoir.
     
    La dictature va user de violence pour réprimer et imposer des choix qui ne conviendront pas forcément aux gens. Elle va satisfaire une certaine élite souvent autoproclamée et écraser la majorité. Elle est pourtant instable, car la majorité finit toujours par se réveiller, et cela débouche fréquemment sur un pic de violence, pendant lequel les rôles d’oppresseurs et d’oppressés sont inversés.
     
    La démocratie, malgré sa lourdeur inhérente au grand nombre de responsables politiques, offre à son peuple la possibilité de choisir son avenir par l’intermédiaire d’élus qui sont sensés veiller aux besoins du peuple. Malheureusement, il s’avère souvent que les dirigeants politiques manquent d’altruisme. Nous restons après tout des individus. Malgré tout, le peuple garde espoir.
     
    Et pourtant, je n’ai plus l’impression de vivre en démocratie. Le peuple ne voit plus d’espoir dans toute cette violence : violences verbales de certains dirigeants, violences incendiaires dans les rues, violence des inégalités sociales, raciales… violences d’un modèle économique qui écrase de plus en plus de gens, pour permettre à quelques élites de se partager le pouvoir économique, soit à notre époque, le pouvoir tout simplement.
     
    Aujourd'hui, il est très difficile d’obtenir un logement décent, à un prix raisonnable. Il faut parfois être ministre pour avoir ce privilège. Les généralisations du genre « banlieue, racailles » et « flics, pourris » sont tellement semblables, qu’elles se nourrissent d’elle-même, cannibales. Le plus fort devrait être le plus sage, ainsi la loi du plus fort deviendrait la loi du plus sage. Encore faut-il que le plus fort montre l’exemple. Cela concerne également nos politiciens, parfois contraints de s’exiler au Québec grâce à la Justice. Il y a tant de signes de contradiction et d’irrespect de nos élites, que les gens grondent ou désespèrent.
     
    L’incompréhension complète des dirigeants, voir même l’autisme pour certains, affligent davantage. Quand ces derniers jouent la carte de la peur, de l’intimidation et de la répression, peut-être est-ce efficace… sur le moment. On compte le nombre de cadavres calcinés, on instaure un couvre-feu. Action, réaction. C’est ainsi qu’on dresse les choristes. Pourquoi s’évertuer à créer une chorale, lorsque l’on peut distribuer facilement des baffes ?
     
    Ce n’est malheureusement pas un film. C’est la réalité. On peut se gausser de l’happy-end américaine en Irak. Les irakiens n’en voient toujours pas la fin. Les américains, fervents consommateurs des suites de films, découvrent un Irak 2, puis 3, puis 4… chaque jour, une nouvelle suite, avec des effets spéciaux pour le moins explosifs. Cela paraît toujours si simple sur le moment. Et puis c’est si facile d’envoyer des flics ou des militaires. Pourquoi se creuser la tête à trouver des solutions humaines ?
     
    Une démocratie dans laquelle le responsable n’a plus la confiance de son peuple et qui use de ces méthodes, n’est plus une démocratie. En tout cas, nous nous en éloignons et nous nous dirigeons vers un état policier… avec à sa tête un flic, le premier flic de France, résultat hasardeux du croisement de Mimie Mathy et d'un Bouledogue gavé à l'Orangina Rouge (mais pourquoi est-il si méchant ?).
     
    Gardez vos papiers sur vous. Et prenez soin de votre carte d’électeur. Car nous aussi, on peut reconduire à la frontière du gouvernement, les sans-pitiés.

    Alors c'est non, massivement non

    Ce n'est clairement pas un non à l'Europe, car les français savent que leur avenir et leur position sur la scène internationale dépend en grande partie de l'Europe, d'une Europe forte. Contrairement aux affirmations et aux souhaits de Jacques Chirac, les pro-européens qui ont voté non étaient majoritaires, et les électeurs qui ont voté non étaient majoritairement pro-européens.

    Les francais n'ont pas choisi la solution de partir sur la base de ce traité pour tendre vers l'Europe sociale qu'ils souhaitent. Sans doute, sont-ils échaudés par ces nombreuses années pendant lesquelles l'Europe et la France n'ont pas évolué dans le sens qu'ils attendent.

    La France s'est exprimée. Il est maintenant important et intéressant d'entendre la réaction de nos partenaires européens qu'ils aient déjà ou non ratifiés le traité, que ce soit par voie référendaire ou parlementaire. Au terme de ces référendum et consultations, un débat rassemblant tous les européens devra avoir lieu pour tenter d'établir une nouvelle constitution.

    Mais qui va représenter la France ? Car si ce non est un coup de tonnerre européen, ce n'est pas loin d'être un séisme à l'échelle nationale. Jacques Chirac représente la France, mais il ne représente plus du tout les français et leurs opinions. Tel un autiste, il s'est évertué à poursuivre cette politique suicidaire. Elu à plus de 80% par des électeurs de gauche et de droite, il n'a pas voulu représenter l'ensemble de ses électeurs. Cette attitude irresponsable a inévitablement mené la France vers une crise politique majeure, alors même que les Français n'avaient déjà plus confiance en leur classe politique. C'est aujourd'hui un homme politiquement mort qui dirige notre pays.

    Nombreux sont les hommes politiques à réclamer qu'il prenne ses responsabilités : certains, de gauche comme de droite, appellent à une démission ou à la dissolution de l'Assemblée Nationale. D'autres, dont des partenaires privilégiés comme l'UDF, réclament une refondation des institutions républicaines, et pas seulement un changement de gouvernement.

    Il faudra, je le crains, se cantonner à un changement de gouvernement. Et encore, je ne suis absolument pas optimiste, et je le croirais quand je le vivrais. Jacques Chirac est bel et bien la quintessence de l'homme politique qui s'accroche au pouvoir et qui nuit à l'intérêt du pays... et de l'Europe.

    L'Europe ne peut exister sans la France, mais la France ne peut exister sans l'Europe. Les semaines qui viennent promettent d'être très intéressantes, et intéresseront sans aucun doute tous les français. Car si c'est une défaite pour l'Europe (en tout cas pour l'Europe libérale), c'est une victoire pour la démocratie au vue de l'enthousiasme des débats et du scrutin, qui ont vu les français s'approprier leur destin, tout en s'éloignant une nouvelle fois de leurs responsables politiques, présents au gouvernement ou non.

    Propagande pour le OUI de la Constitution Européenne

    J'ai déjà commencé à lire le Traité de la Constitution Européenne, mais c'est un exercice épuisant. Sur mon chevet, j'ai ce traité, La Maison des Atréides (Avant Dune 1 du fils de Franck Herbert) et Le Petit Prince que je relis une seconde fois. Inutile de vous dire que si j'ai du mal à choisir, c'est entre les deux derniers uniquement. Il me faut un effort civique énorme pour me replonger dans cette indigeste Constitution.

    Le plus choquant au final, c'est le contenu du packaging Constitution Européenne que tout le monde a reçu. En plus de l'exemplaire du traité, et des deux bulletins, une lettre de propagande pour voter Oui. Donc on peut remarquer que déjà le traitement du Oui et du Non n'est pas juste. Mais pire encore, on peut certes voter Oui ou Non, mais ou est le troisième bulletin ? Ou est le bulletin blanc ?

    Ne cherchez pas, il n'y en a pas. Ne croyez pas qu'en mettant un Oui ou un Non barré au stylo, ou ne mettant rien du tout, votre suffrage sera considéré comme Blanc, il sera considéré comme Nul, ce qui est bien différent. Mais voilà, de nos jours les politiques et surtout les médias, se contre-foutent de ces nuances : vote blanc, vote nul, vote non exprimé, tout est mélangé dans "l'abstention". Si on ajoute ceux qui ne sont même pas inscrits sur les listes électorales, et bien on a des chiffres qui ne veulent plus rien dire. Les pourcentages n'ont plus aucune raison d'être étant donné que la référence est faussée. Seul les nombres de personnes qui ont choisi Oui ou Non (ou Chirac et Lepen lors des élections présidentielles... oui oui Lepen, souvenez-vous...) sont exacts.

    Alors si les politiques et les médias veulent se baser uniquement sur ces deux chiffres pour analyser la situation, qu'ils le fassent. En attendant, la confiance des Français envers leurs politiciens n'est pas près de revenir. Et moi, je verrais de moins en moins l'utilité de me déplacer pour voter si, au final, en votant blanc, cela revient au même.

    Qui met en danger la démocratie ? Les gens qui ne votent pas, ou les responsables qui incitent indirectement les gens à ne pas/plus voter ?

    Massacre de Sétif le 8 Mai 1945

    Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, un nouveau conflit se préparait entre la France et sa colonie, l'Algérie. C'est à Sétif qu'eurent lieu les premiers soulèvements indépendantistes algériens, ainsi qu'à Guelma et Kherrata. Les autorités coloniales françaises réprimèrent ces émeutes qui avaient causées la mort d'une centaine d'Européens.

    Plusieurs dizaines de milliers d'algériens trouvèrent la mort dans les bombardements de représaille française. Les chiffres varient de 15.000 à 20.000 pour les historiens européens à 45.000 pour les autorités algériennes.

    Après avoir contesté la guerre en Irak et s'être évertué en vain de mettre en place une solution pacifique, il est plus que temps que la France reconnaisse cette sombre page de son histoire. Il est dommage d'avoir attendu 60 ans et les appels du président algérien Abdelaziz Bouteflika. Mais il me semble important que la France y réponde dès maintenant en s'excusant au près du peuple algérien.

    La France a également posé environ 11 millions de mines antipersonnelles sur les frontières algériennes avec le Maroc et la Tunisie. Il reste à l'heure actuelle 3 millions de ces mines qui font un ravage incroyable en ces jours de paix. L'Algérie, mal équipée pour extraire ces mines, a fait appel à l'aide internationale. Il devrait en être pourtant du ressort de la France d'aider l'Algérie à extraire l'ensemble de SES mines.

    La Paix et la Fraternité entre peuples ne peut aboutir qu'après une pleine reconnaissance des erreurs du passé. C'est à cela que sert l'Histoire : ne pas recommencer les mêmes erreurs, s'en excuser, les pardonner et tout faire en sorte pour les corriger.

    Un Jordy peut en cacher un autre

    Et oui, après le come back de Jordy dans La Ferme Célébrités, voici son petit-frère Jordy 2.

    Nul doute qu'une grande carrière de comédien s'offre à lui, avec ce physique d'étalon : les oreilles du Prince Charles, les cheveux de Tintin, le nez de Michael Jackson, les yeux d'ElephantMan, le si beau sourire de Lova Moor et enfin, même si elles ne sonts pas visibles, les dents de Fernandel.

    Il devrait donc débuter sa carrière cet été aux côtés de Chucky, dans Chucky et son ami. Espérons lui une carrière aussi fulgurante... et éphémère que celle de son grand frère.

    Non à l'Europe

    C'est quoi exactement la question du référendum ?

    La question n'est pas d'être pour ou contre l'Europe, car une écrasante majorité est pour. La question concerne le Traité de la Constitution Européenne.

    Mais une grande partie des électeurs semble plutôt vouloir répondre à des questions du genre : soutenez-vous le gouvernement ? Soutenez-vous Jacques Chirac ? Soutenez-vous l'UMP ? Soutenez-vous la droite ? Bref, soutenez-vous ceux qui nous dirigent ? Et même, soutenez-vous nos politiciens ?

    Et je crois sincèrement que, en dehors du ras-le-bol plus qu'évident des français vis à vis de la politique menée depuis plusieurs années et de ses résultats, il y a un découragement énorme et dangereux des français vis à vis de sa classe politique : les français sont blasés et écoeurés.

    C'est une chose évidente pour les politiciens, ils voient très bien les taux d'abstention de plus en plus préoccupant. Ils remarquent que les français votent de plus en plus avec leur humeur du moment. Mais les hommes politiques ne souhaitent pas changer, ils font bon gré mal gré et continuent leur petit bonhomme de chemin, insouciant, inconscients.

    Le fait est que l'ensemble des politiciens français a perdu toute crédibilité. Et ce n'est pas qu'une question d'appartement de fonction (n'est-ce pas M. Jean-François Copé, ministre délégué au Budget, dont il s'accapare une partie).

    Qui, aujourd'hui, a encore confiance ? Qui se fient à ce que disent nos hommes politiques ? Qui croient encore que les hommes politiques n'ont comme intérêt que celui de leur pays, que NOTRE intérêt ?

    M. le Président, je n'ai pas peur, je n'ai pas confiance, c'est tout. Et cela s'adresse à tous les politiciens. Et c'est, je pense, l'avis d'une grande partie de la population. Alors... la question est simple : messieurs les politiciens, que faites-vous encore là ?

    Le Pape est mort, vive le Pape !

    Mon Dieu, le Pape est mort. Loin d'être croyant, et encore moins catholique ou même chrétien, la nouvelle m'a peu intéressé. D'autant plus qu'on ne peut pas dire que Jean-Paul 2 était une référence en terme de tolérance et de progrès.

    Et voilà, qu'un Pape version teutonne apparait sur la scène du Vatican. Hommage à l'Europe ? Peut-être, c'est sympa. Malheureusement, on est beaucoup trop entouré de conservateurs à mon avis. Et un de plus, un !

    Peut-être crééra-t-il la surprise... au pire vu son âge, on devrait connaître un nouveau pape dans quelques années.

    Beaucoup ont déjà oublié Jean-Paul 2... et je devrais en faire partie. Mais, j'ai toujours une image de lui qui me revient en tête. C'est celle de sa dernière tentative de discours. A la fenêtre de l'hôpital ou il siégeait, au milieu d'un immense mur tout gris, un Pape tout de blanc vétu désirait s'adresser à ses fidèles. Il était tout tremblant, mais ce n'était pas de la timidité, bien au contraire, Jean-Paul avait une énorme force en lui pour affronter la maladie.

    Il eut du mal, mais il parvint à trouver le micro de sa main tremblante. Et quand il essaya de parler, un son rocailleux sortit de sa bouche. Et là, sa réaction m'a ému. Il était géné, déçu, triste, pendant que le micro disparaissait comme par magie. J'ai senti, non pas une vague d'amour en moi, ni de pitié, mais une vague de compassion, pour cet homme qui se battait pour ses convictions et contre la maladie.

    Je préfère garder cette image de lui. Mais j'espère qu'un jour l'église catholique deviendra une religion moderne et tolérante, à l'égard des homosexuels, des femmes et des victimes du SIDA. Peut-être le deviendront-ils avant que leur empire religieux s'effondre totalement...